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Dimanche 24 mai 2009
(Pour les deux pelés et le tondu qui passent encore par ici)

Bon, avec l'article précédent je pensais entamer une énorme saga de cinq mille pages et des poussières, ou au moins de quatre ou cinq articles, mais le taux de réactivité sur cette page est encore plus déprimant que d'assister à un concert d'André Rieu après que notre petite amie soit passée sous un camion à poubelles chargé jusqu'à la gueule.  Donc, c'est plutôt moyennement motivant.

Donc bref, apès cette introduction des plus sordides, l'explication du pourquoi du comment que j'ai plus le temps et que j'ai plus l'air de foutre quoi que ce soit sur le web et que je parle même plus de mes projets musicaux.

Depuis le début du mois de janvier, je partagez ma vie entre mons, bruxelles, wavre, genval et vilvoorde.  Et pourquoi donc? Parce que j'ai trouvé du boulot... Voilà.  Je bosse en consultance informatique et ma période d'essai se termine début juillet... A moins que je fasse une énorme boulette d'ici là, le cdi m'a l'air plutôt correctement parti.  Et pour certaines (je sais à qui je parle là :p ), sachez que j'ai enfin le permis théorique et que la formation pratique est en bonne route puisque j'ai déjà 6 heures sur les 20 nécessaires pour pouvoir rouler tout seul.

Voilà, c'est du résumé.
- Publié dans : [Niouzes]
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Samedi 7 février 2009
Nous sommes le 28 septembre 2008.   Une brume grisâtre parcourt la ville au ralenti telle un aveugle hémiplégique sous tranquilisants.  Non, en fait y avait du soleil ce jour là je crois bien.  Mais toujours est-il que c'est un bon endroit pour commencer cette histoire puisque c'est en ce jour précis que tout à basculé.

Le concert qui aurait du avoir lieu hier soir n'a pas eu lieu.  Je suis là, mal dans ma peau, vidé, inutile, l'esprit aussi vide qu'une assiette somalienne.  (Et la tête comme une enclume à la fin de sa journée de boulot mais passons.)

Et voilà.  C'est là que je prends une grosse décision.  Je reprends le collier.  Pas celui de ma belle-soeur puisque je n'ai pas de belle-soeur mais simplement ce collier symbolique qui caractérise ceux qui n'ont pas l'insigne honneur de glandouiller et de se faire payer sur les cotisations de solidarité des autres.

Bon, par ou je commence?

Ha ouais je sais tiens, je vais faire la formation préparatoire CISCO dont au sujet de laquelle j'ai récemment reçu un courrier.  Cool, rendez-vous le 15 octobre à Charleroi pour la séance d'information.  Paf, j'envoie un petit mail pour demander quoi't'est-ce, tout ça, et je continue à vivre ma vie comme si de rien n'était.

Nous sommes le  15 octobre 2008.   Une brume grisâtre parcourt la ville au ralenti telle un aveu... heu non celle là je l'ai déjà faite.  Bon, en tout cas, imaginez la scène, il est 6 heures du mat, et il fait tellement noir qu'on ne voit même pas si il fait brumeux oui ou merde.  Enfin bref, voilà l'Odin tout gaillard qui se lève, la tête dans un endroit qui ne connait du monde que l'eau des toilettes, s'arrange pour se mettre en forme rapidement et s'en va dans la nuit, dans le vent et dans la froidure, tel un Gérard Lambert post-apocalyptique cherchant sa clé à molette et un petit prince à démolir (Et si vous saisissez pas la référence, tant pis pour vous).

Parenthèse initiatique :
Odin est du genre à toujours avoir peur de se perdre quand il se rend dans un endroit inconnu. Faut dire aussi qu'il a le sens de l'orientation d'une boussole sans aiguille alors c'est pas étonnant.  Du coup, pour tout rendez-vous important dans un lieu inconnu, il se prévoit une bonne heure d'avance au cas où.
Fin de parenthèse.

Le temps de la parenthèse, nous retrouvons Odin sur le lieu de son rendez-vous à huit heures du matin, le forem n'est même pas encore ouvert.  (Quel procédé narratif ahurissant de finesse.)  Il va sans dire qu'il ne s'est pas perdu.  C'est malin, et je peux vous dire, je m'en souviens très bien, mais on se les gèle grave de chez grave.  M'enfin bref.  S'ensuit vers neuf heures une séance d'info et la tombe le choc à pic. (Mouhahaha)  Pour douze places de formation disponibles sont venus plus d'une quanrantaine de poilus boutonneux et deux demoiselles avec une étiquette geekette collée sur le front. (Au figuré bien sûr.)  La bataille sera rude.

Suite à la séance d'info nous voici cordialement invités à faire un test de connaissances réseau, informatique générale, maths et anglais.  Oufti, rien que ça?  C'est bon oué?  Fin du test, je crois que ça c'est bien passé, je coise les doigts.  (Avez-vous remarqué le subtil glissement pronominal du narrateur, passant de la troisième personne à la première? C'est classe, hein?)

Le formateur informateur nous annonce alors notre horaire de passage pour l'entretien de motivation.  Il est dix heures trente, je passe à .. 15h35.  Avez-vous déjà enduré cinq heures d'attente dans le froid (parsemé de bruines courtes mais récurrentes, sinon c'est pas drôle), stressé par un entretien imminent avec une toute pitite veste rikiki sur le dos?  Si ce n'est pas le cas, je vous conseille d'essayer, c'est franchement loin d'être bandant comme activité.  Mais soit, par le même procédé que tout à l'heure, effectuons un glissement narratif et faisons une avance rapide par delà ces cinq heures de néant.

Me voici donc en face à face avec le formateur.  (Oui,  on approche de la scène finale là, c'est le moment du duel comme dans les ouesternes.)  Je m'attends presque à ce qu'il me dise que ce bureau est trop petit pour nous deux mais non, il m'invite à m'asseoir.  J'ai fait 84% au test et ma traduction d'anglais était la meilleure des quarante et quelques.  Youpi.  Le formateur m'explique qu'il doit quand même prendre la peine de voir tout le monde avant de choisir, car en effet, certaines personnes reviennent le lendemain pour leur entretien.  Mais en gros, j'ai pas à m'inquiéter, il m'enverra un maiil endéans les deux jours pour me dire si oui ou non je suis sélectionné.

To be (or not to be) continued...
(That is the question!)
- Publié dans : [Niouzes]
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Lundi 8 décembre 2008
Juste pour passer un petit coucou à celui/celle/ceux et celles (*) qui passeraient encore ici...  Vous noterez l'usage habile du conditionnel.  Enfin un morceau en ligne, alors autant le dire ici ^^

- Publié dans : [Parlons musical]
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Lundi 12 mai 2008
Jours sans rien casser : 3
Jours sans trous noirs de fiesta : 15
Compos finalisées : 0 trois quarts

(Mais pourquoi le mot "Rien" peut-il être mis au pluriel, bon sang?)

Chers vous tous,
Je vous écris aujourd'hui d'une zone ma foi fort éloignée du monde réel, du petit coin de ma tête qui plane loin au dessus des soucis du quotidien, tel l'albatros attendant de fondre comme neige au soleil sur un pauvre mulot qui ne lui a rien demandé.  J'ai décidé des choses, dernièrement.  J'entame une mutation spirituelle qui me sera je l'espère bénéfique. 

Explication :  Odin il y a grosso modo deux-trois semaines.

"Tain fait beau, j'irais bien gratter dehors"...
(Quelques minutes de marche plus tard.)
"Han non, ya quelqu'un ici."
(Quelques minutes de marche plus tard.)
"Tain mais ya du monde partout aujourd'hui!"
...
Odin rentre et gratouille chez lui.  Entre ses quatre murs et son foutoir qui lui sert de studio.


Hé bah non.  Y en a marre.  Y en a marre de se planquer sous le prétexte fallacieux que ça pourrait éventuellement déranger, blablablabla... Donc.


Odin au jour d'aujourd'hui.

Ma gratte et moi, on a toujours été potes.  Je dis pas que c'est ma femme pour rien quand même.  Alors ma gratte et moi on se balade tranquille et on s'amuse ensemble ou on veut.  Et on s'éclate.  Et ça porte ses fruits.  Bon, des tout petits fruits, genre des groseilles ou des mûres, hein, pas des noix de coco.  Mais bon, c'est déjà ça.  Ma femme et moi, on à récemment joué pour faire plaisir à des gens.  Et y en a qu'on été foutus d'aimer ça.  Ma femme et moi, pas plus tard que samedi, on s'est mis à la terrasse d'un café, et comme on avait envie, on s'est fait plaisir, là, à l'ombre d'un parasol, devant une blanche citron, sous le regard des passants.  (J'ai toujours rêvé de dire un truc pareil.)  Et ma femme et moi, on a été réquisitionnés parce que (je cite)
- "On a une amie qui va bientôt se marier, vous voudriez pas venir nous jouer un petit morceau?"
- "Mais certainement", avons nous répondu de concert. (pas pu m'en empêcher)

Après avoir été pris en photo par l'une des charmantes demoiselles, je me suis fâché tout rouge parce que j'aimais pas ça.  (Bon, non, en vrai, j'ai rigolé et j'ai fait han non j'aime pas les photos.  J'ai pas toujours la même verve en vrai qu'ici.)  Et puis je m'y suis mis.  Avec une compo que j'ai tiré de mes petits doigts et de mon petit cerveau.  Et ces demoiselles ont vraiment aimé ça.  Et ça fait méchamment plaisir.  Ha ouais, et elles ont filmé l'animal aussi.  A l'insu de son plein gré, je précise.
-"Ben oui, comme t'as dit que t'aime pas les photos, ben je t'ai filmé, hihi."

Hum.

  Quand j'aurai la vidéo, je déciderai de ce que j'en fais.

Bilan, c'était super chouette.  Et j'ai gagné une capote à la fraise.

Et pas plus tard que dimanche, ma femme et moi on cherchait un coin tranquille pour se faire des mamours et on est tombé sur une brocante ou on nous a interpellés dans la demi seconde.
- "Hé tu veux pas faire quelques morceaux?"
-"Boah, pourquoi pas?"

Il y a quelques semaines, votre serviteur aurait assurément refusé sous un prétexte fallaicieux.  (Han, non, chui pas chaud, je joue pas si bien que ça, j'ai une corde pétée... ou autre.) 

Il se trouve que c'était une bande de petits comiques et de joyeux drilles, et que j'ai passé un excellent moment.  Il se trouva aussi qu'ils me proposèrent de mettre un bol (pour des pièces) et que l'idée me fit marrer. (Faut dire que j'en étais à ma troisième bière gracieusement offerte et en plein soleil, mais passons)  Depuis le temps que je dis "Un jour j'irai faire la manche à bruxelles, juste pour voir" hé ben c'était à Mons, mais c'était rigolo quand même.  J'ai gagné huit euros.  (Mais y avait pas grand monde sur cette brocante, non plus)

Donc si on résume : De mes 15 à mes 27 ans, j'ai gagné ballepeau avec mon manche (elle était facile celle là).
Et en deux jours j'ai gagné huit euros et une capote à la fraise.  (La groseille aurait plus été dans le ton, mais ça se fabrique pas il parait)

C'est la consécration.

(Ironie quand tu nous tiens.)


Et je dois passer dans une semaine et demi voir une chanteuse pour jouer dans une pizzeria.  (C'est confirmé.)
La consécration j'vous dis.

(Comment ça encore une couche?)

(Bon, là il est l'heure d'enfiler mon costume de super serveur coursier barman, sauveur d'humanité assoiffée.)

(Et une dernière chose : Merci à la charmante demoiselle qui m'accompagne dans mes délires de machine à eau ou d'étangs tout pourris parce qu'elle n'est pas franchement étrangère à cette nouvelle et curieuse manière de m'assumer l'instrument à la main.)

(Hum, sans mauvais jeu de mots.)
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Jeudi 1 mai 2008
Jours sans rien casser : 2
Jours sans trous noirs de fiesta : 3
Compos finalisées : 0 et demi



Bon, au café, les vacances, c'est terminé, out, fini.  Y a plus (plusse) de monde.  Tant mieux, on s'active un peu plus.
Je rétablis actuellement ma situation financière, passke c'est pas glop de devoir attendre sainte touche pour avoir de quoi payer le loyer, ceci étant lié au fait que j'ai du vivre sur mes économies, loyer compris, pendant plus d'un mois.

        Alors lundi, j'ai rencontré au bistot (pas dans le mien, pendant une sortie) une "chasseuse de têtes" (musicale) à qui j'ai dit que je jouerais dans deux semaines au bateau ivre.  Parce que j'étais avec des connaissances dont certains m'ont entendu, déjà, et qui ont aimé. (On a dit en parlant de moi que j'étais le prochain bénabar parce que je m'y entendais pour raconter des histoires dans mes morceaux.  La même personne m'a précisé juste après que c'était pas tout à fait un compliment, vu que c'est un métalleux, mais comme j'aime bien bénabar je le prends tout de même assez bien.)  Dont acte, un peu plus tard dans la soirée, je me suis installé à table avec la demoiselle et puis... Pfffrt.. Aucune idée.  Pour le dans deux semaines, ça j'en suis sûr, mais la suite s'est envolée aussi surement qu'un ballon d'hélium dont la ficelle s'est pendue et vient de rendre l'âme en claquant lamentablement.  Quelle moule je fais, franchement.  Et j'ai rien vu venir, c'est ça le pire.  Tout allait bien, j'avais même pas picolé énorme, et heu.. Bah, jui ai parlé un peu, et puis je me suis réveillé le lendemain matin chez G. Jee ne l'ai pas vu depuis, tout ce que je sais sur la suite de la soirée, c'est que j'étais méga loin.(fin de citation.)  Bon, bah on verra bien, je le verrai sans doute lundi prochain et il me racontera.  N'empêche que concernant l'affaire qui me préoccupe, ça m'a l'air plutôt mal parti.  La loose totale que j'vous dis. (Mais bon, en même temps c'est de ma faute, donc bah j'assume.)


       Dans le même ordre d'idée, lui dire que je serais prêt endéans les deux semaines, c'était peut-être un peu optimiste en comptant la quantité mirobolante d'heures que j'ai de disponibles pour gratter et chanter, histoire de pas perdre la main et le fil des morceaux.  Mais haut les coeurs, ça c'est possible.

       Pi y a autre chose.  A côté de mon bistrot ya une pizzeria.  Dans cette pizzeria un patron qui me dit qu'il a une chanteuse.  Et qui me dit qu'il voudrait que je vienne l'accompagner avec ma gratte.  Sans me préciser dans quel style, ce qu'il attend exactement, quels morceaux il voudrait nous voir faire, la tessiture de la demoiselle.  Rien, peau de zob.  Il aurait bien voulu dans l'idéal, que je vienne animer ce soir.  Huhu.  Il m'a quand même parlé de ça... Hier.  (En fin d'après midi en plus.)  C'est bien joli, mais on a fermé à trois heures et demi du mat', nous, pas comme ces feignants qui arrêtent la restaurations à vingt-trois heures pétantes (C'est à cause de la digestion des derniers clients qu'elles sont pétantes, les vingt-trois heures.)  Bon, bref, il a fallu que je lui explique que pour aujourd'hui soir c'était pas possible, surtout que je commence à bosser à quinze heures.  En fait, le gars à l'air du genre à penser qu'il suffit de rentrer la fiche dans la sono et que l'instrument se charge de jouer correctement, le guitariste n'étant alors qu'un instrument dans les mains d'icelui.  Ca ferait une mggnn de métaphore sexuelle, il est vrai, mais la musique c'est pas ça.

  Donc arrangement fut pris pour passer dans la semaine avec l'instrument susnommé, et avoir un aperçu de ce qu'on attend de moi.  J'espère juste que on ne va pas me demander de jouer de la sirupo-musicalité italienne pleine de ti amo et autres niaiseries, parce que c'est tellement éloigné de moi que je ne m'entendrai sans doute même pas, haha.

    D'un autre côté, vu l'endroit.... Ca me parait malheureusement plus que probable.  Mais comme je suis indéccrottablement optimiste, peut-être que la chanteuse est super sympa, ouverte à propositions (musicales) et qu'on va s'éclater comme des bêtes tous les deux. (Musicalement.)

Ouais, c'est beau l'optimisme.
- Publié dans : [Niouzes]
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