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Jeudi 17 août 2006
Allez, on respire.

On souffle, et on se calme.  Mollo là dedans, j'essaye d'écrire ici.

Plein d'idées aujourd'hui. En vrac, en tonnes, à la pelle... Voire même à la pelleteuse industrielle, vous savez, ces gros bidules de chantier avec plein de chevaux sous le capot alors qu'il n'y a même pas la place pour y mettre un poney.

Bon.  Par ou commencer?

Une envie de pleurer, ce matin.  Paf, comme ça, au réveil, avant même le premier café, la première clope. Dur dur.  Pensées en rafales, obscures.  Sombres.  Impossible de me concentrer,  d'essayer de savoir d'où elles proviennent.  Hier déjà. 

Hier déjà me revenait dans la tête cette image, tirée d'un livre de Richard Bachman (pseudonyme de Stephen King, dont je suis un grand fan), celle du coupe-circuit.  Le héros, Barton Dawes, est passablement dérangé, et a parfois tendance à commettre des actions dont il ne souhaite pas se souvenir, il est brisé par des souvenirs dont on apprendra progressivement la teneur.  Et dans sa tête, deux personnes se livrent un ballet incessant, un débat de voix ou se mêlent les deux parties de sa personnalité.  Le "coupe-circuit" intervient lorsqu'une des deux voix va aborder un sujet dont le héros ne veut pas entendre parler.

Clic, le coupe-circuit s'est déclenché.

Clic dans ma tête quand je me demande ce matin ce qui ne va pas.

Bon.  Café, clope.  Emerger, tiens aujourd'hui j'vais prendre mon temps, on a ue le plaisir qu'on se donne.  Me dirige vers le pc, quitte Neverwinter Nights, lance Winamp.

Alors quoi ce matin?  Tiens, un petit Thiéfaine.  La tentation du bonheur, voilà qui conviendra parfaitement à mon état d'esprit actuel. 

Café. Clope.  Fredonner.  Impossible de ne pas penser, aujourd'hui "on" veut que je me souvienne de quelque chose. 

17 août?  Non, je ne vois pas.  Rien.  Nada.  Pas d'anniversaire oublié, aucun souvenir désagréable lié à cette date. Je replonge un ou deux ans  en arrière... Le café, le service, weekend du 15 qui tire à sa fin.  De bons souvenirs, à courir dans tous les coins pour livrer à qui une tournée de bière, à qui autre chose, des pâtes, une casserole de moule au roquefort.  Serviable et dynamique le Odin.  Tout sourire avec ses clients, lesquels lui rendaient bien.  Petit flash sur la tournée qui m'a sans doute le plus fait rire sur ces mois de service : Cinq demoiselles fort charmantes entrent dans la taverne, et commandent à votre serviteur, je cite de mémoire : "Une soupe, un chocolat chaud, un déca, un café, un moka"
(Pour les français, ça donnerait un grand café et un café, si j'ai bien retenu de mon voyage à Paris. )

Je me marre doucement et savoure à l'avance la tête que va faire mon barman lorsque je vais lui annoncer la commande, mort de rire.  Il faut savoir que toutes ces commandes nécessitaient l'utilisation d'une seule et même machine, laquelle peut naturellement servir plusieurs consommations simultanément... Plusieurs consommations... Identiques.

La voix d'Hubert séquestrée dans mon ordinateur, s'échappant tant bien que mal par les baffles, me ramène à la réalité.  "Tita dong-dong song", pour ceux qui connaissent.  Et la le flash.  Qui n'a à priori rien à voir avec le reste. 

Des grands escaliers en pierre, un escalier interminable.  Je suis en France, dans l'ouest.  Ou le nord-ouest.  Enfin, bref, j'emmerde la géo.  Mais qu'est-ce que je fous si loin de ma région natale?  Deux raisons, l'une à ma gauche, l'autre à ma droite.  A ma droite se tient une jeune femme asiatique, tout sourire, à ma gauche, un jeune garçon, assuré sur ses petites guibolles, mais probablement pas encore assez pour descendre un escalier aussi raide sans avoir besoin qu'on lui prenne la main.  Et c'est la que mon souvenir se cristallise.  Le petit garçon, un petit bout sympa mais turbulent du nom de Florian, lève les yeux vers moi, et avec un sourire un peu gêné, lève la main pour attraper la mienne. Je ressens à cet instant une chaleur incroyable, une envie de pleurer, aussi incroyable que cela puisse paraître.  Le gosse est peut-être bien en passe de m'adopter.  Ca tombe plutôt bien, je suis fou de sa mère, il risque de me revoir souvent.

La vie étant ce qu'elle est, je n'ai jamais revu ce gosse, mais moi je l'avais déjà adopté, sans conditions.  J'avais réfléchi.  Longtemps.  Il ne restait que quelques mois de patience.  J'étais à l'époque étudiant, je terminais ma dernière année de graduat.  Quelques mois plus tard, j'entamerais la vie active, et j'avais de très bonnes chances d'avoir un travail sur mon lieu de stage dès l'obtention du diplôme.  Tout était possible dans une période de transition pareille, y compris dire merde à mon futur patron et me barrer à 500 bornes de ma vie. 

Mais non.  Deux semaines avant les examens de juin, la demoiselle m'annonçait que j'étais bien gentil tout ça, mais que ça n'irait pas.  Dommage.  J'ai alors consacré mon temps entre la bloque (Je n'ai jamais autant bossé que cette année là) et les crises de larmes.  Une semaine plus tard, elle m'appelait.  J'avais supprimé son numéro de mon répertoir téléphonique, je ne l'ai donc pas reconnu et j'ai décroché.  Si elle m'avait appelé pendant une partie "étude" plutôt qu'une partie "pleurs", tout aurait peut-être été différent, allez savoir.

En tout cas, aujourd'hui elle est heureuse, c'est bien.  Ca me chagrine quand même de ne pas avoir de nouvelles de son fils... Je me sentais prêt... Avec elle.
Par Odin - Publié dans : [Défouloir]
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Vendredi 11 août 2006
Voila un article découvertes que Crevette Rose va certainement adorer...

Je viens à l'instant de découvrir une série éminemment génial, de l'humour noir très très sombre et cartoonesque au possible. 

Et de plus.. Ca ne pourra qu'amuser "certaines personnes qui haissent les lapins" (Et accessoirement les nains de jardin)

Donc, Chère Mademoiselle Crevette Rose, cet article t'est dédié :D

Je vous invite dès a présent à taper "Bunny suicide" dans la recherche d'images google, ou bien à vous rendre à cette adresse : http://alisher.city.tomsk.net/shared/bunnies/

Personnellement, j'adore.

Allez, j'voue en mets un petit spécial crevette (oui, il y a des nains de jardin, ET un lapin ) pour vous donner un avant-goût :























Je présume que ce n'est pas la peine de vous faire un dessin?  Attention, parfois, c'est vraiment trash.
Par Odin - Publié dans : [Découvertes]
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Jeudi 10 août 2006
J'ai la flemme aujourd'hui.... Donc j'vous sors un questionnaire débile et voilou.
Paraîtrait que c'est le questionnaire Sophie Calle, mais c'est déjà marqué dans le titre.



Quand êtes-vous déjà mort?
Tous les soirs à l'heure du repos.

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin?
Pas grand chose.. Le réveil?

Que sont devenus vos rêves d’enfant?
Disparus.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres?
Euh... Moi?

Vous manque-t-il quelque chose?
Nan, deux bras, deux jambes, deux couille et une queue, tout est en place.

Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste?
Non, mais j'aurais bien voulu, histoire de moi en être capable

D’où venez-vous?
De chez moi :D

A quoi avez-vous renoncé?
A l'amour.

Que faites-vous de votre argent?
J'achète tous les produits de première nécessité pour ma survie : Livres, jeux vidéo, bières, et parfois un peu d'herbe.


Quelle tâche ménagère vous rebute le pℓus?
Aucune, j'commence à aimer le ménage pour ses vertus du vidage de cerveau. En gros, ça m'occupe.


Quels sont vos plaisirs favoris?
Hmm.. Le cul, comme tout le monde sans doute, chanter, jouer de la gratte...


Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire?
Mouahahahahhah, c'est une question piège? :D


Citez 3 artistes vivants que vous détestez.
Si je les déteste, ya fort à parier que je ne leur reconnaisse même pas le statut d'artiste.


Que défendez-vous?
La tolérance.

Qu’êtes-vous capable de refuser?
Une drogue dure quelconque.
Aimer.


Quelle est la partie de votre corps la plus fragile?
o_O
La chville droite, j'dirais... Plusieurs entorses, notamment en faisant le con en concert ou sur des escalators.


Que vous reproche-t-on?
"Cultive ce qu'on te reproche, car ça, c'est toi."
Donc, moi.


A quoi vous sert l’art?
Exutoire quand je m'y essaye, joli quand j'en vois.


Rédigez votre épitaphe.
"Enfin."

Sous quelle forme aimeriez-vous revenir?
Revenir???? Et pi quoi encore?



[Qui qui prend la patate chaude???]
[J'ai envie de désigner volontaire... Crevette rose.. Tu t'en sens? ]
Par Odin - Publié dans : [Inclassable]
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Mercredi 9 août 2006
En grande conversation avec la présidente du club des coeurs de pierres, nous parlions de cul, pour changer, et drame, vinrent se mêler au sujet : Une digression sentiments.

(Vous savez, ces scories qui gravitent autour du sexe pour qu'on se sente moins coupable de nos instincts animaux? )


[

Odin dit :
bah euh chsais pas... aime moi :D

[Teuhteuhteuh, respectons l'anonymité siouplé] dit :
jvoudrais bien pti bout
[Teuhteuhteuh, respectons l'anonymité siouplé] dit :
mais j'ai pas le materiel requis

]

Bah on sait jamais hein, sur un malentendu ça peut marcher ^^ (<== Oh mon dieu, un smiley :| <== Et un autre! )
Par Odin - Publié dans : [Inclassable]
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Mercredi 9 août 2006
Tout ceux qui me connaissent dans la vie réelle, ces gens que je ne remercierai jamais suffisamment de m'avoir accordé leur amitié, vous diront quej e suis un joyeux fêtard, un type dynamique, un mec qu'a toujours les sourire, qui vous accompagne dans vos délires à coups de jeux de mots pourraves ou de modèles économique absurdes.

C'est indubitablement vrai.

Et c'est indubitablement faux, aussi.

Difficile d'exprimer ça, mais je suis parfois (souvent) loin d'être la joie de vivre personnifiée.  Si quelqu'un pouvait pêrcevoir mes pensées dans la solitude, il serait ébahi, et plus que probablement horrifié.

Le fait est que je possède comme tout le monde un côté sombre et glauque, et qu'il prend de manière récurrente une grande importance, de manière presque cyclique. Presque parce qu'en fait, je ne sais jamais quand ça va frapper, je sais juste que ça quand ça refrappera, ça va faire mal, très mal.

Le grand avantage est que depuis quelque temps, je n'ai plus besoin de me demander quand ça va frapper : J'ai la réponse.  Depuis X temps, ça frappe toujours et ça n'a pas arrêté.

Je fais la fête, je voyage.  Je passe mes journées à attendre le soir, et le soir ne m'apporte rien d'autre que l'ennui, alors je m'occupe.  Je passe mes semaines à attendre le weekend, et le weekend je fais tout mais surtout n'importe quoi.

Mes derniers weekends ?  Festivals, soirées, pique niques, je suis allé à Paris, à Liège, à Namur, à Lille, deux fois à Bruxelles... J'ai couru dans tous les coins, et j'ai adoré ça, vraiment.

Et j'ai de plus en plus fréquemment des envies de suicide.  Des idées de mort qui me traversent la tête.  Encore hier matin, une idée comme ça m'a traversé la tête, ocmme une flèche. Je me rendais à mon travail, j'allais traverser, j'ai vu un gros camion et senti une grosse envie de me jeter au beau milieu de la route pour passer sous ses roues.  Pour voir.
Merci l'instinct de conservation, mais vraiment... Ya des jours ou on s'en passerait bien.  Le problème est que je ne sais pas ce qui me tient, mais au plus j'y réfléchis et au moins je trouve.  J'ai souvent l'impression assez perturbante que c'est juste le manque de moyens.  Parce que je ne sais absolument pas comment m'y prendre.

Je n'ai pas d'armes chez moi, je suis beaucoup trop douillet pour me trancher les veines, je n'ose pas sauter, je ne touche pas à des drogues suffisamment dangereuses pour sortir d'une overdose, et surtout j'ai peur de me rater.

Personne à vrai dire ne comprendrait un tel geste.  Je pourrais laisser un mot avec marqué dessus "Je m'ennuyais", ou un truc dans ce goût-là, ou peut-être "J'ai fait mon choix", ou encore "Non, ce n'était pas un accident"...  J'y ai souvent pensé.  J'ai tout un monde dans la tête, et j'ai parfois l'impression qu'elle n'est pas assez vaste pour le contenir.. Un jour, peut-être, ça explosera et je serai libre. 

Pas la moindre motivation du type "De toute façon personne ne me regrettera, blabla personne ne m'aime".  Je sais qu'on me regrettera.  Ne serait-ce que ma famille, mes parents qui m'aiment et ne comprendront jamais un tel geste.  Mes oncles et tantes qui me connaissent assez peu mais qui eux, ont l'air d'avoir compris que ça ne tournait pas rond chez moi.  Mes amis.  J'en ai peu, mais je sacrifie la qualité à la quantité, sans le moindre remords.  Très peu pour moi les kyrielles de connaissances, les rencontres d'un soir, les gens sur qui on peut compter uniquement quand ça va bien.  Je noue peu de liens, très peu, mais c'est du solide.  Je suis comme ça.

En vrac :

Ma guitare ne me procure plus vraiment de plaisir.  Et ça, c'est grave.
J'ai de moins en moins envie de musique, de chant, de simplement bouger.
Accessoirement, je n'ai toujours pas la moindre idée de ce que je vais faire de ma vie, bordel.

Je m'asphyxie et suis en train de me noyer dans mon monde.

Et bien si cette vie c'est une blague, elle est franchement pas drôle.

Bienvenue dans le côté obscur de la farce.
Par Odin - Publié dans : [Défouloir]
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