Voici donc qu'arrive dans votre futur immédiat d'internaute désabusé une narration bordélique et incomplète de la suite tant attendue de notre saga de l'automne dernier (souviens toi, l'automne dernier ^^ ).
Youpie.
Joie.
Exaltation.
Motivation débordante.
Baillement.
Bon là je viens de relire ce que je vous avais déjà expliqué, et faut avouer que ya de la grosse séance de rattrapage dans l'air, parce que caser tout ce qui s'est passé depuis l'époque ça va être chaud-boulette quand même.
Bref, mini Zorro était donc reparti à trois cent bornes de chez moi, et c'était une mmmgnnn de bonne nouvelle (j'aime pas être grossier et bonne nouvelle tout court manquait d'impact, donc je m'autocensure).
On s'est super bien marrés, miss et moi. On s'e'st fait plein de soirées ensemble. Elle a vécu chez moi jusque janvier/février grosso modo, avec de temps en temps quelques jours ailleurs, mais pas énorme énorme dans l'ensemble. (Et là, comme vous êtes super perspicaces, vous vous dites "Mais on est en avril!!?". Et vous avez raison. Mais du coup moi aussi, puisque vous êtes vraiment superspicaces.) Alors décrivons cette période comme un mélange de récréations et de belles boulettes, même de chaudes boulettes pour reprendre l'expression régionale à ma sauce qui n'a d'andalouse que le concept, puisque vous ne pouvez pas savoir que Mademoiselle E. à des racines espagnoles. (Enfin, entre autres : C'est assez unique puisqu'elle est hispanopolonaise, et faut reconnaittre qu'on voit pas ça à tous les coins de rue.)
C'est alors qu'arriva le drame.
(La, on voit bien qu'on arrive aux alentours du milieu de l'histoire, puisque vous venez de lire la phrase introduisant l'
*A ce moment de la rédaction survint une panne réseau qui me laissa désemparé et désinternétisé pendant plus de six jours.*
évènement charnière qui fait basculer l'histoire vers son inexorable conclusion.
(Parce que c'était pas une raison pour pas finir ma phrase non plus.)
Mais comme je reprends tout juste, je vais donc ouvrir un second chapitre, je sais qu'il n'y a pas de chapitre un, mais quel intérêt?
Dont acte :
Chapitre 2 : La revanche de Mini Zorro
Dans l'état précédemment actuel des choses, nous avions laissés nos comparses dans une situation de groupe éclaté : Un groupe de deux dans cette charmante ville de Mons, un groupe de un chez les parents a la mer de ce plat pays qui est le mien. Or un jour, voici que votre bien-aimé narrateur décroche son téléphone puisqu'une fois n'est pas coutume, il avait sonné (genre, c'est dingue, il marche encore?). Mini Zorro en ligne m'annonce que le pote chez qui était casé son chien (un semi-énorme pitbull qui bave et qu'est conne comme un balai sans poils, mais avec des poils) a eu un contrôle de routine (et de police) et que sept pitbulls et autres american staffs dans l'appart ça le faisait moyen. Du coup bah, famille oblige, je me mets en mode bon samariain et l'autorise à passer la nuit chez moi avec son bestiau alors que les chiens sont interdits.
La nuit.
Ouais.
Sauf qu'il a du se croire au Groenland ou au pôle nord le gamin, puisque de fil en aiguille, de coup de fil énervé aux parents qui voulaient pas entendre parler du chien aux envies de se rapatrier dans le borinage (la dessus je le comprends cela dit, la zone de mes parents c'est tout pourri ya rien à faire), de rendez vous foireux chez des proprios qui s'évaporent et de glandouille ircéenne quinze heures par jour, il m'a quand même forcé ma jolie main de guitariste amateur pour s'incruster pendant plus d'un mois et demi. Dans mon vingt mètres carrés. Ca fait beaucoup, d'autant plus qu'il est beaucoup plus bordélique que moi, et assez couramment insupportable. Mais bon, vu qu'il ne me supporte pas plus que je ne le supporte, vous imaginez l'ambiance. A cette époque, Madmoiselle E. est donc ici et ailleurs, et un peu plus souvent ailleurs qu'ici, notamment pour des raisons de possessivité infantile de Zorro Jr. A titre exemplatoire : On fait ensemble (E. et moi) un morceau qui s'appelle je ne t'aime pas, très drôle au deumeurant, on chantonne doucement accompagné par la musique, Mini Zorro se lève, claque la porte du studio, et s'en va filer des coups de poing dans la poubelle au bas de l'immeuble. Hum, ya de la joie non??
Et là, le drame, l'évènement charnière de l'histoire, l'élément indiscutablement véridique que j'ai honte, mais bon tant pis c'est fait, ben aux alentours de cette période la, ben votre humble serviteur est parti complètement en sucette, je me cassais boire au bistrot avec un bouquin pour plus être dans la même pièce que lui, je rentrais torché, j'l'engueulais parce que j'en avais enfin le courage et ça finissait souvent en baston, le plus souvent par mes soins. Y a d'ailleurs eu de ces dégats de ouf chez moi, j'vous raconte pas. Bref, je me sentais épuisé nerveusement, j'en pouvais plus, et un jour, suite à une énième échauffourrée de ce type, j'ai décidé que c'était plus possible (me levant le lendemain matin je sentais dans le ventre que ça couvait, il fallait que ça pète). Je lui ai donc signifié son expropriation immédiate des lieux. Les choses ne se passèrent pas sans mal vu son ton hautain genre oué je partirai en fin de moi mais pas maintenant, et je dus une nouvelle fois faire appels à ces misérables talents de donneur de coup de pieds dans les meubles que j'aime pas pour lui signifier que j'étais effectivement sobre mais tout aussi sérieux. C'est dommage d'avoir du en arriver là mais c'était le bout du rouleau nerveux pour moi.
Et comme à toute chose malheur est bon, ça l'a poussé à trouver un autre endroit que chez moi pour dormir avec son balai-pitbull, et maintenant il a un chouette grand appart à une vingaine bornes d'ici. Donc happy end pour lui après toutes ces déboires. (Sincèrement content pour lui)
Et mademoiselle E. dans tout ça me direz-vous? Eh bien on a réussi à atteindre une espèce de point d'équilibre, on se voit assez régulièrement, tranquille, on papote, on musique, et tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes asexués. J'avoue que j'ai toujours un peu de mal à la considérer comme un ami (non, ya pas de faute de frappe) quand elle passe un peu plus de trois ou quatre jours chez moi, mais dans l'ensemble ça gère.
Tranquille.
A bientôt pour des sujets un chouïa plus gais.
(Et un chouïa moins gays, aussi)